Projet de mosquée: une indifférence libérale dévastatrice / Mosque project: a liberal indifference devastating


Projet de mosquée: une indifférence libérale dévastatrice

Jeden Montag vergeben wir eine Carte Blanche. Heute publizieren wir eine Replik von Saïda Keller-Messahli, Präsidentin des Forums für einen Fortschrittlichen Islam, auf den Blog von Claudia Blumer.

Tous les lundis, nous donnons carte blanche à un politicien ou à une personnalité suisse. Aujourd’hui, Saïda Keller-Messahli, présidente du Forum pour un islam progressiste, répond à un précédent article du Politblog sur la construction d’une mosquée en région bernoise par le Conseil central islamique.

«Le Conseil central islamique doit construire sa mosquée» (lire l’article sur le Politblog 24 heures ou le Politblog Tribune de Genève): rien que ce titre suggère une myopie hallucinante dans cette affaire, comme s’il s’agissait de la construction d’une cabane à outils sur un mayen isolé.

Il n’est dit nulle part qu’il s’agit en réalité d’un groupe de Suisses salafistes, qui prévoient de construire l’une des plus grandes mosquées d’Europe à un endroit bien visible et très fréquenté, tout près du grand centre commercial Westside. Sans dire non plus que cette mosquée est financée par des émirs du pétrole fondamentalistes et qu’elle ne vise rien moins que de provoquer ouvertement la population suisse, y compris la majorité de ses musulmans.

Les principaux critères de Mme Blumer semblent être l’emploi et le bénéfice, et négligent totalement la question du contenu des événements qui se tiendraient à cet endroit. Selon cette logique, c’est le seul marché libre qui doit décider si nous voulons aider le salafisme – le courant de l’islam le plus destructeur pour la personne humaine, comme nous le voyons en Arabie saoudite et contre lequel des millions de personnes luttent actuellement dans les pays arabes – à s’implanter en Suisse. Et le marché ne s’y oppose pas: cela crée du bénéfice pour le secteur de la construction et le tourisme.

Cette façon de penser présuppose que tout ce que le marché exige doit être regardé avec bienveillance, quelles qu’en soient les répercussions sur le plan éthique et socio-politique. Et celles-ci vont bien au-delà des craintes exprimées – et, je l’admets, relativement accessoires – du «bruit, de la concurrence pour les commerces locaux et du bétonnage des espaces verts».

Mme Blumer relève dans le radicalisme des salafistes un «créneau libre du marché» que nous devrions exploiter sans arrière-pensée, négligeant le fait que nous privilégions ainsi un système de valeurs qui pourrait menacer les fondements de notre Etat pluraliste. C’est précisément ce détachement «libéral» destructeur qui contribue aux maux de notre monde actuel: sacrifions sans scrupules nos idéaux sur l’autel des marchés – l’essentiel, c’est que l’argent rentre!

Il faut résolument résister à cette récupération de l’islam par des Suisses radicaux convertis qui revendiquent le monopole de l’interprétation de la religion

Je conviens aisément que la Suisse manipule beaucoup d’argent, qui n’a pas toujours été gagné par des moyens très honorables. Mais la longue histoire des scandales de l’or nazi et du blanchiment d’argent nous permet de ne plus continuer sur la même voie. Bien plus, nous devrions avoir tiré des leçons de ces affaires et demander d’où provient l’argent et qui va prendre de l’influence ici, au lieu d’attendre que les autorités de lutte contre le blanchiment d’argent, armées de leurs sous-effectifs chroniques, découvrent par hasard des liens avec le terrorisme.

Le fait que tous les organes représentatifs du culte musulman s’accordent à dire que le Conseil central islamique, une organisation salafiste gérée par des convertis suisses, a une action néfaste à long terme pour les musulmans de Suisse ne semble pas non plus préoccuper Mme Blumer. Pas plus que le but avéré de Nicolas Blancho de créer une société parallèle avec ses convertis. Pour l’auteur, la perspective des millions du Qatar et du Koweït est bien plus importante, peu importe qui sont ces investisseurs et pourquoi ils cherchent à étendre leur influence et leur pouvoir.

C’est précisément à cette occasion que la population suisse, et en particulier sa composante musulmane, doit résolument résister à cette récupération de l’islam par des Suisses radicaux convertis qui revendiquent le monopole de l’interprétation de la religion et défendre les principes de notre société libre et de notre constitution, au lieu d’avoir les yeux rivés sur la rentabilité.

Saïda Keller-Messahli ist Präsidentin des Forums für einen Fortschrittlichen Islam. Die gebürtige Tunesierin lebt in Zürich.

Tunisienne d’origine vivant à Zurich, présidente du Forum pour un islam progressiste.

Mosque project: a liberal indifference devastating : Every Monday we give carte blanche to a politician or a Swiss personality. Today, Saida Keller-Messahli, president of the Forum for a progressive Islam, responds to a previous article of Politblog on the construction of a mosque in the Bern region by the Central Islamic Council. “The Central Islamic Council needs to build his mosque” (read the article on the Politblog 24 hours or Politblog Tribune de Geneve): nothing but the title suggests a staggering myopia in this case, as if they were building a tool shed on a mayen isolated. It is nowhere stated that it is actually a group of Swiss Salafists, who plan to build one of the largest mosques in Europe to a prominent and very busy, very close to the great Westside shopping center.

To say either that this mosque is financed by oil sheiks and fundamentalist she does nothing less than to openly provoke the Swiss population, including the majority of its Muslims. The Central Islamic Council, Salafist organization run by Swiss converted, wants to build a large mosque on the outskirts of Bern.

Should it be allowed? (Keystone) The main criteria seem to be Mrs. Blumer employment and earnings, and totally neglect the issue of what events to be held there. According to this logic, it is the only free market to decide whether we want to help Salafism – the stream of Islam’s most destructive for the human person, as we see in Saudi Arabia and against which millions of people struggling currently in Arab countries – to establish themselves in Switzerland.

And the market does not object: it creates profits for the construction sector and tourism. This thinking presupposes that whatever the market demands must be regarded sympathetically, whatever the impact on the ethical and socio-political. And they go well beyond the fears – and, admittedly, relatively accessories – “noise, competition for local businesses and concreting of green spaces.” Ms. Blumer notes from the radical Salafists “niche free market” that we should operate without a second thought, ignoring the fact that we focus and a value system that could threaten the foundations of our pluralistic state.

It is precisely this detachment “liberal” destructive contributes to the ills of our world today: unscrupulous sacrifice our ideals on the altar of the markets – the bottom line is that money back! We must resolutely resist the recovery of Islam converted by Swiss radicals who claim a monopoly on the interpretation of religion I agree that Switzerland easily handles a lot of money, which has not always been won by very honorable. But the long history of scandals of Nazi gold and money laundering we can not continue on the same track.

Moreover, we should have learned from these cases and ask where the money comes from and who will take the influence here, instead of waiting for the authorities to fight against money laundering, armed their chronic understaffing, they come across links to terrorism. The fact that all representative bodies of the Muslim faith agree that the Central Islamic Council, a Salafist organization run by Swiss convert, has a harmful effect in the long term for Muslims in Switzerland do not seem concerned about Ms. Blumer . No more than the avowed purpose of Nicolas Blancho create a parallel society with his converts.

For the author, the prospect of millions of Qatar and Kuwait is much more important, no matter who these investors are and why they seek to extend their influence and power. It is precisely on this occasion that the Swiss population, especially its Muslim component, must resolutely resist the recovery of Islam converted by Swiss radicals who claim a monopoly on the interpretation of religion and uphold the principles of our free society and our constitution, instead of having eyes on profitability.

Money For Nothing And The Mosque For Free !

Sell Your Soil, Sell Your Soul !

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